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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique en Deux-Sèvres

Dans les Deux-Sèvres, le chauffage électrique par convecteurs reste une réalité très répandue. Le département a connu un important développement pavillonnaire entre les années 1960 et 1990, notamment autour de Niort, Bressuire, Parthenay et Thouars. Ces maisons individuelles, construites à une époque où l'électricité était bon marché et abondante grâce au programme nucléaire français, ont été équipées en masse de convecteurs électriques — ces appareils que les professionnels surnomment sans ménagement "grille-pains" en raison de leur résistance électrique chauffante rudimentaire.

Le problème est simple mais dévastateur pour le budget des ménages : un convecteur électrique a un rendement de 1 pour 1. Il consomme 1 kWh d'électricité pour produire 1 kWh de chaleur. En comparaison, une pompe à chaleur air-eau moderne produit entre 3 et 4,5 kWh de chaleur pour 1 kWh consommé. Ce ratio, appelé Coefficient de Performance (COP), explique à lui seul pourquoi des milliers de foyers deux-sévriens peinent à régler leurs factures d'énergie chaque hiver.

Les zones les plus concernées sont bien identifiées. Le bassin de vie de Niort concentre un grand nombre de lotissements des années 1970-1980 entièrement tout-électrique. Les communes périurbaines comme Saint-Florent-des-Bois, Chauray, Aiffres, Frontenay-Rohan-Rohan ou encore Granzay-Gript regroupent des milliers de pavillons équipés uniquement de convecteurs. À Bressuire et dans le bocage bressuirais, la tendance est identique. Le Mellois, le Thouarsais et le Haut Val de Sèvre comptent également de nombreuses maisons individuelles sans réseau hydraulique, où le tout-électrique s'est imposé faute d'alternative au moment de la construction.

Pour une maison de 100 m² mal isolée équipée de convecteurs en Deux-Sèvres, la facture annuelle de chauffage dépasse fréquemment 2 000 à 2 800 euros par an. Avec la hausse continue du prix du kWh — qui a augmenté de plus de 40 % depuis 2021 — la situation devient insoutenable pour de nombreuses familles. La question n'est donc plus de savoir si l'on doit remplacer ces convecteurs, mais comment le faire de façon optimale et avec quels financements.

Tableau comparatif : Pompe à chaleur vs Radiateurs électriques

Pour prendre une décision éclairée, voici une comparaison objective et détaillée entre ces deux systèmes, dans le contexte climatique et immobilier spécifique des Deux-Sèvres.

CritèreRadiateurs électriquesPompe à chaleur air-eau
Rendement énergétique (COP)1,0 (résistance pure)3,0 à 4,5 selon températures
Coût d'installation500 à 1 500 € (remplacement)8 500 à 16 000 € (installation complète)
Facture annuelle (100 m²)2 000 à 2 800 €/an600 à 900 €/an
Économies annuellesRéférence : 0 €1 200 à 1 900 €/an
Aides financières disponiblesAucune aide spécifiqueMaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ
Production eau chaude sanitaireNon (ballon séparé requis)Oui (selon modèle)
Climatisation estivaleNonOui (PAC réversible)
Confort thermiqueChaleur sèche, air desséchéChaleur douce et homogène
Impact sur le DPEClasse F ou G fréquenteAmélioration vers C ou D
Durée de vie10 à 15 ans15 à 25 ans

Dans les Deux-Sèvres, le climat océanique altéré joue en faveur des pompes à chaleur. Les hivers restent doux à modérés, avec des températures moyennes rarement inférieures à 0°C de façon prolongée. Cette douceur relative permet aux PAC air-eau de fonctionner avec un COP élevé la majeure partie de la saison de chauffe, maximisant ainsi les économies réalisées par rapport à un chauffage par effet Joule.

Simulation sur 10 ans pour une maison en Deux-Sèvres

Prenons l'exemple d'un pavillon de 100 m² situé dans la périphérie de Niort, construit dans les années 1980, équipé de convecteurs électriques et d'un ballon d'eau chaude thermodynamique. Le propriétaire envisage de remplacer ses convecteurs par une pompe à chaleur air-eau avec création d'un réseau de plancher chauffant basse température. La simulation intègre une hausse annuelle du prix de l'électricité de 3 %, conforme aux projections des économistes de l'énergie.

PosteConvecteurs électriquesPAC Air-Eau
Investissement initial0 € (existant)13 000 € (installation complète)
Aides déduites0 €- 7 500 € (MPR + CEE)
Coût net après aides0 €5 500 €
Facture chauffage année 12 400 €720 €
Coût total sur 5 ans12 730 €9 445 € (aides incluses)
Coût total sur 10 ans27 610 €13 800 € (aides incluses)
Économie cumulée sur 10 ansRéférence13 810 € d'économie nette
Retour sur investissementNon applicableEnviron 3,5 à 4 ans

Ces chiffres illustrent une réalité économique incontestable : sur dix ans, le propriétaire qui fait le choix d'une pompe à chaleur réalise une économie nette d'environ 13 800 euros par rapport à un ménage qui conserve ses convecteurs. Et cette simulation ne valorise pas encore l'augmentation de la valeur immobilière du bien, ni l'amélioration du confort de vie au quotidien.

Attention : ces simulations sont établies sur la base de données moyennes pour les Deux-Sèvres. Les économies réelles dépendent de l'état d'isolation de votre logement, de votre consommation habituelle et du modèle de PAC installé. Un audit énergétique réalisé avant travaux permet d'affiner ces projections avec précision.

Les avantages concrets d'une pompe à chaleur dans les Deux-Sèvres

Un climat favorable aux performances des PAC

Les Deux-Sèvres bénéficient d'un climat océanique altéré qui constitue un terrain d'excellence pour les pompes à chaleur air-eau. Les hivers sont doux à modérés : Niort affiche une température moyenne en janvier de l'ordre de 5 à 6°C, ce qui est très favorable au rendement des PAC. À ces températures, un appareil moderne atteint facilement un COP de 3,5 à 4,0, signifiant que chaque euro dépensé en électricité produit l'équivalent de 3,5 à 4 euros de chaleur. La pluviométrie régulière, qui caractérise le bocage deux-sévrien et les plaines du Mellois, n'affecte pas le fonctionnement des unités extérieures qui sont conçues pour toutes les conditions météorologiques.

Les étés tempérés du département constituent un autre avantage notable. Contrairement au Sud-Ouest ou à la vallée du Rhône, les Deux-Sèvres ne subissent pas de canicules extrêmes prolongées, ce qui préserve la durabilité des équipements tout en permettant d'utiliser la fonction rafraîchissement de la PAC réversible lors des épisodes chauds de juillet et août, de plus en plus fréquents sous l'effet du réchauffement climatique.

Une chaleur douce incomparable

Le confort thermique offert par une PAC air-eau couplée à un plancher chauffant ou à des radiateurs à eau basse température est radicalement supérieur à celui des convecteurs électriques. Ces derniers produisent une chaleur violente et localisée qui dessèche l'air, génère des courants de convection désagréables et provoque d'importants effets de stratification thermique — la tête surchauffe tandis que les pieds restent froids. La chaleur rayonnante d'un plancher chauffant, à l'inverse, se diffuse uniformément dans toute la pièce à basse température (28-30°C maximum au sol), créant une sensation de bien-être comparable à un soleil doux hivernal.

Climatisation, eau chaude et valorisation immobilière

Une pompe à chaleur réversible assure également le rafraîchissement estival sans nécessiter un équipement supplémentaire. Certains modèles air-eau permettent même d'utiliser le plancher chauffant en mode rafraîchissement passif, en faisant circuler une eau légèrement fraîche dans le circuit. Quant à l'eau chaude sanitaire, les PAC air-eau récentes intègrent souvent un module ECS ou peuvent être couplées à un ballon thermodynamique, permettant de produire l'eau chaude du foyer avec le même niveau d'efficacité que le chauffage.

Sur le plan immobilier, l'impact est significatif. Un logement classé F ou G au DPE, fréquent avec des convecteurs anciens, peut perdre jusqu'à 10 à 15 % de sa valeur sur le marché immobilier de Niort et de l'agglomération deux-sévrienne. L'installation d'une PAC, souvent accompagnée d'une isolation complémentaire, permet de remonter à une classe D ou C, ce qui se traduit par une valorisation tangible lors de la revente ou de la mise en location.

Solutions d'installation adaptées aux logements deux-sévriens

La PAC air-air : le remplacement le plus simple

La pompe à chaleur air-air constitue la solution la plus rapide et la moins coûteuse pour remplacer des convecteurs électriques. Elle ne nécessite pas de créer un réseau hydraulique dans la maison. L'unité intérieure, fixée au mur ou au plafond, souffle de l'air chaud en hiver et frais en été, exactement comme une climatisation réversible — car c'est exactement ce qu'elle est. Pour un pavillon de 80 à 120 m² à un étage en Deux-Sèvres, un système multi-split avec deux ou trois unités intérieures (une au rez-de-chaussée, une ou deux à l'étage) coûte entre 4 000 et 8 500 euros installés, contre 12 000 à 16 000 euros pour une PAC air-eau complète.

La limite principale de la PAC air-air réside dans le fait qu'elle ne chauffe pas l'eau sanitaire et qu'elle peut créer des zones moins bien desservies dans les pièces éloignées des unités intérieures. Elle reste néanmoins une excellente solution pour des maisons bien configurées et représente un premier pas vers la rénovation énergétique, avec un COP de 3 à 4 en conditions hivernales deux-sévriennes.

La PAC air-eau : la solution complète

La pompe à chaleur air-eau est la solution de référence pour une rénovation complète. Elle remplace intégralement le système de chauffage et, souvent, la production d'eau chaude sanitaire. L'unité extérieure prélève les calories dans l'air ambiant et les transmet à un circuit d'eau qui alimente des radiateurs basse température, un plancher chauffant, ou les deux. Dans les maisons des années 1970-1980 en Deux-Sèvres, deux cas de figure se présentent :

  • La maison ne possède aucun réseau hydraulique : il faut créer l'intégralité du circuit, poser les radiateurs eau et installer le ballon tampon. C'est le chantier le plus lourd mais aussi le plus complet.
  • La maison possède un ancien réseau de chauffage central à fuel ou gaz abandonné : dans ce cas, la PAC air-eau peut récupérer les canalisations existantes après vérification, réduisant significativement le coût d'installation.

Le budget pour une installation air-eau complète dans une maison de 100 m² en Deux-Sèvres se situe généralement entre 10 000 et 16 000 euros avant aides, avec une moyenne autour de 13 000 euros pour une configuration standard. Ce montant inclut l'unité extérieure, la centrale hydraulique, les émetteurs (radiateurs ou plancher chauffant), le ballon tampon, le raccordement électrique et la mise en service.

La solution mixte : PAC air-air + ballon thermodynamique

Pour les ménages souhaitant optimiser leur budget tout en améliorant significativement leur efficacité énergétique, la solution mixte mérite d'être considérée. Une PAC air-air réversible prend en charge le chauffage et la climatisation, tandis qu'un ballon thermodynamique autonome produit l'eau chaude sanitaire avec un COP de 2,5 à 3,5. Le coût total de cette combinaison se situe entre 6 000 et 12 000 euros, selon la superficie et le nombre d'unités intérieures nécessaires. Elle représente un bon compromis entre investissement initial maîtrisé et économies substantielles sur la facture énergétique.

Aides et financement disponibles dans les Deux-Sèvres en 2026

Le financement d'une pompe à chaleur bénéficie en 2026 d'un arsenal d'aides publiques significatif, dont l'articulation permet souvent de diviser par deux le reste à charge du propriétaire. Voici un récapitulatif détaillé des dispositifs applicables dans les Deux-Sèvres.

MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros

MaPrimeRénov' est la principale aide de l'État pour le remplacement d'un système de chauffage par une pompe à chaleur. Son montant dépend des revenus du foyer et varie de 2 000 à 5 000 euros pour une PAC air-eau. Les ménages aux revenus les plus modestes (catégories "très modestes" et "modestes" selon les barèmes de l'ANAH) bénéficient des montants les plus élevés et d'un taux de prise en charge pouvant atteindre 50 à 65 % du coût des travaux. Les foyers aux revenus intermédiaires bénéficient d'une aide réduite mais toujours significative. Cette aide est versée directement par l'ANAH et peut être avancée par l'installateur agréé RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

Les Certificats d'Économies d'Énergie : jusqu'à 4 000 euros

Les CEE constituent une aide complémentaire à MaPrimeRénov', financée par les fournisseurs d'énergie qui ont l'obligation de promouvoir les économies d'énergie. Pour l'installation d'une PAC air-eau, le montant des CEE varie entre 1 500 et 4 000 euros selon les offres des fournisseurs (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.) et le profil du logement. Ces primes sont négociables directement avec le fournisseur d'énergie ou peuvent être gérées par l'installateur RGE. Elles sont cumulables avec MaPrimeRénov' et ne nécessitent aucune démarche administrative complexe de la part du propriétaire lorsque l'installateur s'en charge.

L'Éco-PTZ : jusqu'à 15 000 euros sans intérêts

L'Éco-Prêt à Taux Zéro permet de financer jusqu'à 15 000 euros de travaux de rénovation énergétique sans payer d'intérêts, sur une durée maximale de 15 ans. Il est accessible aux propriétaires occupants comme aux bailleurs, sans condition de ressources. Dans les Deux-Sèvres, plusieurs banques proposent ce prêt, notamment le Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou et la Caisse d'Épargne Loire-Centre. L'Éco-PTZ est particulièrement utile pour couvrir le reste à charge après déduction des aides MaPrimeRénov' et CEE, permettant d'étaler le coût sur plusieurs années sans grever le budget mensuel.

Le bonus sortie de passoire thermique et la TVA à 5,5 %

Les logements classés F ou G au DPE peuvent bénéficier d'un bonus spécifique dans le cadre de MaPrimeRénov', dit "bonus sortie de passoire thermique", qui s'ajoute aux aides de base lorsque le projet de rénovation permet de sortir le logement de cette classification. De plus, tous les travaux d'installation d'une pompe à chaleur sont soumis à la TVA réduite à 5,5 % (au lieu de 20 % normalement), ce qui représente une économie substantielle sur le coût total des travaux — environ 1 200 à 1 500 euros sur une installation de 13 000 euros HT.

DPE et obligations réglementaires : l'urgence pour les propriétaires bailleurs deux-sévriens

Le calendrier réglementaire issu de la loi Climat et Résilience de 2021 impose des échéances précises aux propriétaires de logements énergivores. Ces obligations concernent directement des milliers de propriétaires bailleurs dans les Deux-Sèvres, où les logements tout-électrique anciens sont nombreux dans le parc locatif privé.

  • Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location. Un propriétaire ne peut plus mettre en location ni renouveler un bail pour un logement G, sous peine de ne pas pouvoir actualiser le loyer et de s'exposer à des contentieux locatifs.
  • À partir du 1er janvier 2028, les logements classés F seront à leur tour interdits à la location. Cette échéance est déjà dans trois ans, ce qui impose d'agir rapidement pour les propriétaires bailleurs concernés.
  • En 2034, ce seront les logements classés E qui seront soumis aux mêmes restrictions, élargissant encore le périmètre des propriétaires concernés.

Dans les Deux-Sèvres, le marché locatif de Niort, principale ville du département avec environ 60 000 habitants, concentre un nombre significatif de logements F et G. Les pavillons en location dans les communes périurbaines comme Chauray, Bessines, Prahecq, La Crèche ou encore Vouillé sont fréquemment concernés. Pour ces propriétaires, l'installation d'une pompe à chaleur ne relève plus du simple calcul économique : c'est une nécessité légale pour maintenir leur bien sur le marché locatif et éviter une dépréciation accélérée de leur patrimoine.

Il faut noter que les aides MaPrimeRénov' sont également accessibles aux propriétaires bailleurs pour les logements qu'ils mettent en location, à condition de respecter un engagement de loyer encadré pendant une durée minimale. Cette possibilité est encore insuffisamment connue des propriétaires bailleurs deux-sévriens.

Cas concret : un pavillon des années 1970 à Bressuire

Pour illustrer concrètement la démarche, voici le cas d'une famille propriétaire d'un pavillon de 105 m² à Bressuire, construit en 1976, équipé de neuf convecteurs électriques et d'un chauffe-eau électrique de 200 litres. Le logement est classé F au DPE. La famille consomme environ 18 000 kWh d'électricité par an pour le chauffage, ce qui représente une dépense d'environ 2 600 euros annuels aux tarifs 2026.

La solution retenue

Après audit énergétique, l'installateur RGE préconise une PAC air-eau avec création d'un réseau de radiateurs à eau basse température dans les pièces principales, et remplacement du chauffe-eau par un ballon thermodynamique. Le devis détaillé se présente comme suit :

  • PAC air-eau 11 kW (unité extérieure + centrale hydraulique + ballon tampon 200 L) : 7 200 euros HT
  • Radiateurs à eau basse température (7 unités) + installation hydraulique : 4 100 euros HT
  • Ballon thermodynamique 200 L + raccordement : 1 900 euros HT
  • Raccordements électriques et mise en service : 800 euros HT
  • Total HT : 14 000 euros — Total TTC (TVA 5,5 %) : 14 770 euros

Les aides mobilisées

  • MaPrimeRénov' (foyer revenus modestes) : 4 200 euros
  • Primes CEE négociées avec le fournisseur d'énergie : 2 800 euros
  • Bonus sortie de passoire thermique (logement F) : 1 500 euros
  • Total des aides : 8 500 euros
  • Reste à charge net : 6 270 euros, financé via Éco-PTZ sur 10 ans (moins de 53 euros par mois, sans intérêts)

Les résultats après installation

Un an après l'installation, la famille consomme environ 5 200 kWh pour le chauffage et l'eau chaude, soit une dépense de 750 euros contre 2 600 euros précédemment. L'économie annuelle atteint 1 850 euros. Le DPE est passé de F à D, ce qui augmente la valeur estimée du bien d'environ 12 000 à 15 000 euros selon les estimations locales. Le remboursement de l'Éco-PTZ (53 euros par mois) est largement couvert par les économies mensuelles réalisées (plus de 150 euros par mois en moyenne). Le retour sur investissement réel est donc immédiat en termes de trésorerie mensuelle.

Notre verdict : quel est l'investissement le plus rentable ?

La comparaison entre convecteurs électriques et pompe à chaleur dans les Deux-Sèvres ne laisse guère de place au doute. Conserver des radiateurs électriques en 2026 représente un choix économiquement coûteux, réglementairement risqué pour les propriétaires bailleurs, et écologiquement peu cohérent avec les enjeux de transition énergétique.

La pompe à chaleur air-eau s'impose comme l'investissement le plus rentable en rénovation énergétique pour les maisons tout-électrique du département. Le contexte climatique des Deux-Sèvres — hivers doux, étés tempérés — maximise les performances des équipements. Les aides disponibles en 2026 permettent de diviser le coût réel par deux ou davantage selon les revenus du foyer. Et la combinaison des économies de facture, de la valorisation immobilière et de l'amélioration du DPE crée une triple valeur ajoutée impossible à ignorer.

Pour les propriétaires de maisons construites avant 1990 dans les Deux-Sèvres, équipées de convecteurs électriques, l'heure n'est plus à la question "faut-il changer ?" mais "par quel type de PAC commencer, et comment financer les travaux de la façon la plus avantageuse ?"

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Aides financières à la rénovation énergétique 2026 : france-renov.gouv.fr
  • ADEME — Guide pratique des pompes à chaleur, performances et conseils d'installation : ademe.fr
  • Ministère de la Transition Écologique — Loi Climat et Résilience, calendrier DPE et obligations locatives : ecologie.gouv.fr
  • ANAH — Barèmes MaPrimeRénov' et conditions d'éligibilité 2026 : anah.gouv.fr
  • Observatoire de l'immobilier des Deux-Sèvres — Impact du DPE sur les valeurs immobilières locales, données 2025.

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